ARGENTINELEE

___________________________________________________________________________________________________________________

index

works

bio

contact

 

Femme invisible

Ô Mer !

Peindre la lumière

Cristallisation

Where are you ?

Modul'homme

Plus Minus + -

Crystal skies

Perspective parallèle

Database panorama

Feeling_Engine

X-vision

Mystery Circle

Swing Machine

netingface

DIGICOSMOS

fluid

metastasis

Nirvana

Hanged People

Fragility

Collective Protection

Paris2002

Avez-vous une asprine?

Paradis

Espace Critique

 

Ô Mer, rends-moi ma voix !

 

Poème visuel - texte (coréen et français), voix et chant par Argentinelee
Musique originale : « Sérénade Ttoscane » de Gabriel Fauré, sur un poème de Romain Bussine (1878)

Durée : 6 minutes 7 secondes
(art contemporain
)

©Argentinelee
2025 Paris France

Les images extraits de la vidéo :

En vivant sur cette terre en étranger, je me trouve confronté à un monde au rythme implacable, semblable aux vagues incessantes de la mer. Chaque jour, il exige de nouvelles formes, de nouvelles innovations, et dans cette poussée continue, je pressens peu à peu mon effacement : une disparition silencieuse, noyée dans l'immensité du temps. C'est dans cette tension entre le flux implacable et ma fragilité que naît ma résonance au sein de la nature, un écho qui me rappelle que je peux encore exister, même au milieu des vagues.
Les pensées les plus abstraites, semblables à une langue sans interlocuteur, s'effritent parfois en une écume imperceptible. Il m'arrive alors de pressentir que moi aussi, un jour, je me dissoudrai avec la même discrétion : simple trace anonyme, absorbée par l'immensité du monde.

Et dans ce mouvement, la mer se présente avec une évidence particulière : ses vagues, infatigables, rappellent le rythme d'un monde qui exige sans relâche de nouvelles formes, de nouvelles innovations, comme si chaque ressac portait l'injonction de recommencer encore. La mer, dans cette perspective, devient l'emblème d'un regret ancien et presque métaphysique. Je lui demande la liberté intérieure, comme on sollicite une instance plus vaste que soi ; je lui demande également la miséricorde, non pour être sauvée, mais pour être reconnue dans ma fragilité.
Car si une passion ardente continue de brûler en moi, j'aspire désormais à ce qu'elle se laisse porter et adoucir par la mouvance de ses vagues, afin qu'elle se décante peu à peu dans le cours patient du temps. Ainsi la vie, dans son caractère éphémère, apparaît comme une flamme splendide dont la lumière ne dure qu'un instant, mais qui suffit pourtant à donner sens à l'obscurité qu'elle traverse.

_

Lien YouTube :

https://youtu.be/XMNQoVpuMTg

© Argentinelee 2025 Paris

 

 

 

up