ARGENTINELEE
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works
netingface
n e t i n g f a c e
Projection vidéo et installation
Argentinelee, Guimhae Art Center, Corée, 2006.
Guimhae
Art Center
NaeDong, 113bunji
Guimhae Korea
Dimensions de l'installation : L 8 m × l 10 m × H 4 m
Guimhae International Video Art Exhibition.

Projection vidéo sur une installation de 600 boîtes contenant des photographies d'yeux, présentée dans un espace obscur.
Mixage sonore réalisé à partir de sons de clavier et d'appareil photo, montage vidéo et remix sonore par Argentinelee.
projection Video over 600 box of eyes photos in the obscure space1h of video (publicity in the metropolitan)+ mixage of keybord sound camera, edited video and remix sound by ArgentineleeL8mxL10mxH4m / Guimhae Internationa Video-Art Exhibition
600 boîtes en carton sont suspendues dans un espace obscur. Sur chacune d'elles, des yeux de personnes d'origines diverses sont imprimés, fixant le spectateur. La vidéo est projetée sur ces boîtes, utilisant comme matériau visuel des publicités et des paysages urbains. La bande sonore combine le bruit de frappes au clavier et les sons de la ville, créant une atmosphère immersive.
netingface est une installation combinant objets et vidéo pour représenter l'interface entre Internet et l'utilisateur. Le monde y est reproduit selon son efficacité et sa rentabilité commerciale. Par l'interface, le monde se connecte simultanément : le regard de l'utilisateur n'est jamais singulier. Des milliards de regards convergent vers la même interface. L'individu y est anonyme au sein du collectif ; Internet devient alors l'espace virtuel de la collectivité.
Les visiteurs font face aux 600 regards imprimés, expérimentant une forme de panoptisme foucaldien. L'interface agit comme une plateforme de surveillance : les graphiques publicitaires et les marques forment un écran multicolore entre l'individu et la surveillance collective. L'apparition des informations sur l'interface exerce un pouvoir de présence sans existence matérielle, incarnant la condition de l'hyperréalité telle que décrite par Baudrillard. L'image devient un pouvoir supérieur, indépendant du corps physique.
Du point de vue cybernétique, ce système fonctionne comme un réseau automatisé indépendant de l'humain. Les regards et les données circulent de manière algorithmique, tandis que le spectateur reste observateur. L'expérience montre comment perception et surveillance sont redistribuées dans un environnement technique. Les visiteurs prennent conscience de leur position dans un système où le pouvoir et la visibilité sont technologiquement médiatisés.
Ainsi, netingface révèle l'intersection entre surveillance, hyperréalité et automatisation, invitant à une réflexion critique sur les relations contemporaines entre humain et machine, individu et collectivité, réel et virtuel.
